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Ton corps brille dans le noir, mais tes yeux ne le voient pas

En 2009, des chercheurs japonais ont photographié la lumière émise par le corps humain. Elle est 1 000 fois trop faible pour tes yeux, et elle change selon…

La vidéo en 1 minute

En ce moment, ton corps brille dans le noir. Pour de vrai. De la lumière visible. Sauf que tes yeux ne peuvent pas la voir. En deux mille neuf, des chercheurs japonais ont tenté l'expérience. Cinq volontaires, dans une pièce totalement noire. Face à eux, une caméra capable de capter un seul grain de lumière. Refroidie à moins cent vingt degrés. Chaque image demande vingt minutes de pose. Et sur l'image… les corps apparaissent. Ils luisent. Mais attends… d'où vient cette lumière ? Pas de ta chaleur. De ton métabolisme. Quand tes cellules produisent de l'énergie, elles créent des radicaux libres. Ces réactions chimiques libèrent de minuscules flashs de lumière. Le problème : cette lueur est mille fois trop faible pour ton œil. Même dans le noir total, tu ne verrais rien. Et ce qui brille le plus, c'est ton visage. Surtout tes joues… et ta bouche. Dis-moi en commentaire : tu le savais ? Oui ou non ? Et le plus fou : ta lumière change selon l'heure. Vers seize heures, tes joues brillent deux fois plus qu'à dix heures du matin. Ton horloge interne règle littéralement ta lumière. Alors ce soir, dans le noir complet… souviens-toi.

En ce moment, ton corps émet de la lumière. Pas de la chaleur, pas de l'infrarouge : de la vraie lumière visible. Si tu ne l'as jamais vue, c'est qu'elle est bien trop faible pour tes yeux. Mais une caméra, elle, l'a photographiée.

L'expérience de 2009

En 2009, une équipe de chercheurs japonais menée par Masaki Kobayashi a publié une étude dans la revue PLoS ONE. Le protocole :

  • cinq volontaires en bonne santé ;
  • une pièce plongée dans le noir total ;
  • face à eux, une caméra ultrasensible capable de détecter un seul grain de lumière (un photon), refroidie à −120 °C pour réduire son propre « bruit » ;
  • des poses de 20 minutes pour chaque image.

Sur les images, les corps apparaissent. Ils luisent, faiblement, dans l'obscurité.

Ce n'est pas ta chaleur

Ton corps émet de l'infrarouge parce qu'il est chaud : c'est ce que voient les caméras thermiques. Mais ici, il s'agit d'autre chose. Les chercheurs montrent que cette lumière n'est pas liée à la température ni à la circulation du sang dans la peau.

Elle vient de ton métabolisme. Quand tes cellules produisent de l'énergie, certaines réactions chimiques créent des radicaux libres, des molécules très réactives. Ces réactions libèrent au passage une infime quantité d'énergie sous forme de minuscules flashs de lumière.

Mille fois trop faible pour ton œil

Le problème, c'est l'intensité. Selon l'étude, la lumière émise par le corps est 1 000 fois plus faible que ce que l'œil humain peut percevoir. Même dans une pièce parfaitement noire, avec des yeux habitués à l'obscurité, tu ne verrais strictement rien.

Ce qui brille le plus : ton visage

La lumière n'est pas répartie de façon égale sur le corps. C'est le visage qui brille le plus, et en particulier les joues et la bouche.

Et le plus fou : ta lumière suit l'horloge

Les chercheurs ont photographié les volontaires à différentes heures de la journée. Résultat : la lumière change selon l'heure.

Elle est au plus bas en fin de matinée, vers 10 h, et au plus haut vers 16 h. Sur les joues, l'intensité de l'après-midi est environ deux fois celle du matin. Les auteurs relient ce rythme à l'horloge interne du corps, qui règle aussi ton métabolisme au fil de la journée. Leur conclusion : le corps humain scintille au rythme de son horloge circadienne.

Ce soir, dans le noir complet, tu brilleras. Juste un peu trop faiblement pour le voir.

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Ce qu'il faut retenir

  • Le corps humain émet de la lumière visible, photographiée en 2009 par une équipe japonaise.
  • Elle ne vient pas de la chaleur mais du métabolisme et des radicaux libres.
  • Elle est 1 000 fois trop faible pour l'œil humain.
  • Le visage brille le plus, et la lumière est environ deux fois plus forte vers 16 h que vers 10 h.

Source principale : Kobayashi et al., « Imaging of ultraweak spontaneous photon emission from human body displaying diurnal rhythm », PLoS ONE, 2009.

Sources vérifiées

Chaque chiffre de la vidéo et de cet article a été contrôlé dans ces sources.

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